Fondation Maréchal LECLERC de HAUTECLOCQUE

Prix du CESAT

 

 

LE 5 OCTOBRE 2015, À L’ECOLE MILITAIRE
S’EST DÉROULÉE LA CÉRÉMONIE DE LA
5 ÈME ÉDITION DE REMISE DU PRIX GÉNÉRAL LECLERC
ET DU PRIX FONDATION MARÉCHAL LECLERC DE HAUTECLOCQUE

 

 

Le général Bruno CUCHE dans son discours d’ouverture a rappelé que ces prix attribués par la Fondation Maréchal LECLERC de Hauteclocque «sanctionnent chaque année un officier du CESAT -cadre ou stagiaire – pour un article ou un mémoire sur un sujet d’actualité ou de réflexion prospective. Ils peuvent aborder des thèmes touchant aux domaines opérationnels, éthiques voire même technologiques ou organisationnels.
Ce prix a été créé par le général DELANGHE ancien commandant de la 2e D.B. puis de l’École de Guerre….
Après avoir insisté sur deux points : «… les réformes de l’enseignement supérieur de l’Armée de Terre ont involontairement perturbé le travail des stagiaires…
-Le rythme soutenu et intense des études paraît ne laisser que peu de temps à la réflexion et à une certaine prise de recul.. ».
Il annonçait que : « fort de ce constat » le jury a décidé d’attendre l’année 2016 pour décerner à nouveau le prix Maréchal LECLERC. Néanmoins, compte tenu de la qualité des stagiaires – soulignée par l’encadrement – tous expérimentés dans le domaine opérationnel et d’une qualité au moins égale à celle de leur prédécesseurs, deux prix – et non un – de la Fondation Maréchal LECLERC de Hauteclocque viendront récompenser deux articles qui ont particulièrement retenu l’attention du jury paritaire.

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Ces deux prix, sans ordre de mérite, ont été attribués en 2015 :

 

Au chef de bataillon LUISETTI pour son article :
«LA GREEN DEFENSE : INJONCTION IDÉOLOGIQUE OU IMPÉRATIF TACTIQUE».

Au chef d’escadrons DIAS pour son article :
« QUI OSE GAGNE
».

 

Le général CUCHE, exposait alors à son auditoire très attentif, la teneur et la portée à attribuer à chacun des articles primés.

Pour le « GREEN DEFENSE » :
« Nul ne peut le nier ou vouloir l’occulter : aujourd’hui les questions environnementales ne sont plus une simple lubie d’écologiste. Elles représentent une réalité géopolitique porteuse de conflictualité et sont sources de crise.

D’un autre côté, elles ouvrent aussi des perspectives en offrant des ressources qui permettent de s’assurer d’une disponibilité et d’une résilience des outils de défense moins dépendants des sources d’énergie fossile par exemple :
… pour remonter plus loin, qui ne sait que la progression fulgurante de LECLERC et de la 2e DB fut plusieurs fois ralentie et même temporairement arrêtée en octobre 1944 à cause d’un manque de carburant du à la vulnérabilité des convois logistiques et à leur élongation… … l’auteur de cet article ne verse pas dans une réflexion écologique angélique, il prolonge et enrichit une réflexion déjà commencée, en se gardant de tout dogmatisme. Il esquisse une approche positive de l’écologie pour l’emploi opérationnel de nos forces… ».

Pour « QUI OSE GAGNE » :
Cet article « aborde un tout autre sujet en posant la question :
L’audace est elle devenue une vertu anachronique dans les engagements opérationnels ?
Un tel titre et une telle question ne pouvaient laisser indifférents les « Anciens de la 2e DB « ni ceux qui s’efforcent de promouvoir « L’ESPRIT LECLERC ». La réponse à cette question qui vient naturellement à l’esprit est négative.

Cependant le rédacteur s’attache à distinguer certaines situations qui tendraient à brimer cette vertu :
Le concept, un peu vieilli, de “zéro mort”, la judiciarisation croissante, la dictature des médias, les coalitions hétéroclites, l’informatisation rampante et normative dans la pensée ou dans la prise de décision… sont autant de freins à l’expression d’une prise de risque raisonnée et raisonnable selon lui.

Même si cet article manque par certains côtés de documentation, si son argumentation mériterait d’être plus approfondie et plus étayée, si son expression est perfectible, cette démonstration revêt le mérite de remettre en exergue une qualité fondamentale et consubstantielle du chef militaire.
Ce n’est certainement pas le Général LECLERC qui eut démenti l’auteur, lorsqu’en 1941, il décida de s’emparer de Koufra, dans le désert Libyen à 1000 km de sa base de départ ou lorsque plus tard en 1944, il décida de faire passer sa DB par des routes « impossibles » dans les Vosges pour faire sauter le verrou de Saverne à revers avant de foncer sur Strasbourg.
L’audace, l’opiniâtreté, la rébellion contre l’ordre établi, dès lors que celui-ci constituait un frein à l’intérêt supérieur du pays, caractérisent bien L’ESPRIT LECLERC. Il a toujours valeur d’exemple… ».

 

Les prix ont été remis par le Colonel (H) Maurice
COURDESSES, ancien de la 2e D.B, ancien du Corps
expéditionnaire en Indochine, ancien de Dien Bien Phu,
aujourd’hui Président de l’Association des Anciens Combattants de la 2e D.B.